Mes centres d'intérêt et ma démarche

 
Dotée d'une grande émotivité, je vis les choses avec beaucoup d'intensité. Un jour j'ai décidé d'utiliser ce talent d'évocation que l'on m'accorde, et je m'y consacre entièrement depuis 2010. Aussi, j'avais des choses à dire. Ma vie m'a confrontée à des événements difficiles, dont certains très difficiles à partager. Il m'est apparu pourtant essentiel et fort opportun de le faire. Cet engagement est l'objet de certains de mes livres. En ce sens, mon travail est aussi un apport pour ceux qui s'intéressent à la prise en compte du trauma, et au stress post-traumatique. Ma peinture, en arrêt sur image, souvent narrative, traduit de l'émotion. L'écriture a plus à voir avec la pensée et la suite dans les idées.
Dessin, peinture et écriture cheminent de pair, pour faire matière de ce qui me heurte, me questionne ou m'enchante.
Pour trouver l'équilibre en avançant, apporter ma pierre, mettre du sens et dans la lumière.

 

Le féminin. La fragilité.


J'ai eu à exprimer autour de la fragilité, de la légitimité et du féminin.
Au-delà de l'engagement social que j'ai assumé, mon inspiration est le mouvement intérieur qui révèle, qui rééquilibre et transforme, qui transcende.

En février 2011, au Centre culturel Alban Minville de Toulouse, avec deux autres artistes, dans le cadre d’un collectif fugace nommé ‘les Frida locales’ nous avons présenté une exposition de type installation sur le thème suivant : 'La résilience, au bénéfice du doute’

En 2012 paraît mon premier écrit, classé récit-essai : La femme A la valise. Ce témoignage, alors pionnier à visage découvert, sur le thème du viol, a fait l'objet d'un important relai médiatique lors de sa sortie. Le livre illustre surtout une démarche de prise en compte, de faire face et de repositionnement. Il est un partage sensible et pudique, il a fait repère.

En 2017, coordination régionale du festival Cri de femme Festival international, avec des expositions de peinture et arts vivants. (organisé Chrystèle Birée et Isabelle Chollet-Ramade).  J'y présentais un travail de dessin sur le sens caché, en fractales et recompositions.

En 2018 aux éditions Az'art-atelier, Toulouse parait : P(au)ose. Roman illustré, qui relate la rencontre et les moments forts d'un travail avec ma comparse Sandra Albanese, modèle qui a posé pour moi durant deux années. Au delà de l'image et des apparences, deux féminins authentiques, singuliers et pluriels.


 

L'espace et le temps. Les différenciations et les liens.


En 2011, au début de ma carrière d’artiste à l’occasion de l’anniversaire du traité d’Utrecht, j’ai été invitée à exposer mon travail dans la petite chapelle de
Wervik-Belgique, zone flamande frontalière dont je suis native, sur ce thème : ‘les frontières ne sont pas éternelles’.
Les lignes de force et les perspectives cachées m'intéressent.

Plus tard, j'ai travaillé espaces et horizons, et les lisières.
Ce travail de peinture a été exposé en 2023 lors du printemps des poètes sur le thème : 'frontières'.
En écriture, deux parutions aux Éditions Sans-crispation s'articulent autour de cette même thématique.
Histoire de papier, nouvelle. Une avanie administerativo-légale, un flop dans une procédure y est narrée avec un humour fort singulier.
C'est surtout une histoire de frontière et de pont.
Gazoline Yamamoto, roman scintigraphique, mai 2022.
Dans ce roman s'entremêlent vérité historique, singulière et subjective. Édifié avec une structure à étages, des échappées de lumière, des piliers, des enjambements, des vitraux, des coursives, tel une cathédrale de papier, un bateau à hublots, ce roman explore le thème de la reconstruction, de la transmission et des liens.
Les singularités font respiration et unissent, avec ce que nous avons à faire grandir, à rendre ou recycler.

 

Travail en projet


Espace, rayonnement, croisement.
Trajectoire et jaillissement.